Comment une odeur a donné naissance à un roman.
- Francine Schaller
- 13 avr.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 avr.

L’odeur est arrivée avant l’idée.
Tout a commencé un soir, lors d’un souper en famille. Mon fils exprime son désir d’acheter un parfum : « Le Male » de Jean-Paul Gaultier. Par curiosité, je me renseigne sur les caractéristiques de ce parfum et découvre qu’il contient de la vanille, une note que je n’apprécie pas particulièrement dans les fragrances. Je lui propose alors d’opter pour une senteur différente, qui lui correspondrait davantage.
C’est à ce moment précis que mon mari intervient et me lance, avec malice : « Toi, qui adore les parfums, pourquoi ne pas en faire le thème de ton prochain roman ? ». Cette simple remarque suffit à déclencher mon imagination.
Quelques jours plus tard, une coïncidence ou un clin d’œil du destin vient renforcer cette idée. Mon conjoint m’appelle alors qu’il regarde un documentaire sur l’Égypte pharaonique. Il y est question de cônes de cire parfumés que les femmes portaient sur la tête et qui, en fondant, parfumaient leur corps. Cette découverte, fascinante, s’intègre naturellement à la construction de mon histoire.
Je dois vous avouer que, lorsque notre fille était adolescente, j'avais le rêve fou qu'elle choisisse le métier de « nez », d’autant plus que mes beaux-parents ont vécu plusieurs années à Grasse, la ville du parfum. Ce rêve, cependant, n’a jamais pu se concrétiser.
Découvrir l'univers des fragrances
Portée par cette inspiration, j’ai donc choisi d’explorer le thème de la femme « nez » et de l’incarner dans mon personnage principal. Je dois avouer avoir passé des heures et des soirées à effectuer des recherches sur l’univers du parfum, et j’ai adoré l’expérience. Au fil de mes recherches, ma passion pour le parfum s’est intensifiée. J’ai découvert un univers fascinant, où chaque fragrance recèle une histoire unique et des secrets de fabrication particuliers.
Spoiler !!!
Puis, il me fallait un personnage secondaire. Quoi de plus logique qu'un égyptologue ? Ce choix s’est imposé naturellement. L’égyptologue, par son expertise et sa passion pour les civilisations anciennes, donnait à mon histoire une dimension historique et mystique. Et bien sûr, il me fallait une intrigue : l’idée du triangle amoureux – oops, petit spoiler – m’est venue en observant la connivence et la complicité entre une collègue de travail et sa sœur. Cet élément s’est naturellement imposé dans lastructure du roman, apportant une dimension supplémentaire à l’histoire.

Source : image générée par l'IA








