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Et si cette histoire m’avait choisie ?

Un « Amour en Héritage » est une romance semi-historique et fantastique qui se compose de deux histoires parallèles, l'une débutant en 1982, suivant le parcours de Joy Saint-Onge, jeune documentaliste du journal La Presse de Montréal envoyée à Vienne pour couvrir une conférence de presse et l'autre s'étendant de 1871 à 1889, retraçant le destin tragique d'une jeune fille de la noblesse austro-hongroise âgée de 17 ans.



L’Histoire derrière l’histoire.

Depuis mon plus jeune âge, j'ai toujours eu un intérêt tout particulier pour l'Histoire et notamment celle de la monarchie des Habsbourg, qui a régné sur l'Autriche durant plusieurs siècles, et dont la chute inévitable se produira avec l'abdication, le 11 novembre 1918, du dernier empereur d'Autriche-Hongrie, Charles 1er.


Probablement que la série de films de Ernst Marischka sur la vie de l'impératrice Sissi avec la toute jeune Romy Schneider a été l'élément déclencheur pour cette passion. L'Autriche est également un pays qui a su me conquérir durant mes voyages par la beauté et la diversité de ses paysages ainsi que par l'amabilité de ses citoyens.


L'histoire de l'impératrice Sissi ne se résume pas seulement par les films mais également par un évènement tragique qui se déroula dans la nuit du 30 janvier 1889 dans un pavillon de chasse d'un petit village du nom de Mayerling. Son fils unique fut retrouvé mort à l'âge de 30 ans, officiellement victime d'un pacte suicidaire.




L’appel de Mary : naissance d’un roman

Étrangement, j'ai toujours eu une fascination particulière pour cette tragédie qui avait fait l'objet de multiples films, dont le célèbre film hollywoodien de 1968 réalisé par Terence Young et regroupant de multiples stars internationales, dont Omar Sharif dans le rôle de l'archiduc Rodolphe et Catherine Deneuve dans le rôle de sa jeune maîtresse.


De ce drame, ce ne fut pas tant l'histoire du prince héritier qui retint mon attention mais plutôt celle de la jeune personne qui fut retrouvée morte à ses côtés : Marie Alexandrine Vetsera, une jeune fille issue de la noblesse, née le 19 mars 1871.


Je ne comprenais pas pourquoi cette jeune fille me hantait tellement. Croyant profondément que la vie ne s'arrête pas après la mort, je me suis donc beaucoup interrogée sur mon lien avec elle. Afin de comprendre mon « obsession » presque maladive, j'ai donc effectué deux régressions en vies antérieures afin d'explorer les liens karmiques que nous pouvions avoir. Malheureusement, cela n'a rien donné de concluant mais je reste persuadée qu'entre elle et moi, un lien existe surtout depuis la naissance de ma petite-fille un certain 19 mars et qui, à chaque fois qu'elle vient nous voir, admire le portrait de Mary qui se trouve dans notre chambre.



Vers les années 2000, en furetant sur le net, j'ai découvert qu'un journaliste allemand avait ouvert, dans le nord de l'Allemagne, un musée réservé exclusivement à la tragédie de Mayerling. J'ai donc débuté une correspondance soutenue avec Lars Friedrich, le journaliste en question, qui a eu la gentillesse de me fournir énormément de documentation sur le drame de Mayerling, notamment la seule biographie existante sur Mary Vetsera.


J'ai ainsi pu prendre connaissance d'un article relatant une interview de Zita par l'historien français Jean des Cars au cours de laquelle Zita avait mentionné que le drame de Mayerling ne fut pas un meurtre suivi d'un suicide mais plutôt un assassinat politique.


J'avais lu tous les livres sur Mayerling et sur Rodolphe de Habsbourg... en allemand, en français, et tous arrivaient à la même conclusion : Suicide dans un état d'aliénation mentale. Les dires de Zita furent donc pour moi une révélation, confirmant mes doutes sur ce qui s'était réellement passé durant cette nuit fatidique.


Le déclic final se fit lorsque j'appris que le 13 novembre 1982, le chancelier autrichien Kreisky avait autorisé le retour à Vienne, après 63 ans d'exil, de Zita de Habsbourg, épouse de Charles 1er. Ce fut un bonheur pour Zita de retrouver Vienne. Une foule immense l'acclama et elle assista, à 90 ans, à une messe à la cathédrale Saint-Etienne, 60 ans après la chute de l'empire.


Un assassinat politique, un retour triomphal de Zita à Vienne... Mon imagination embarqua aussitôt. Il était important pour moi que cette histoire soit réécrite, mais surtout, il était important pour moi que Mary ne soit pas oubliée.



C'est ainsi que vit le jour cette merveilleuse histoire qui devint « Un amour en héritage ». Ce roman est et restera toujours pour moi mon roman « fétiche », car si aujourd'hui je vis ma passion pour les mots, c';est bien grâce à la petite Mary. J'ai voulu partager avec le lecteur ma croyance sur la réincarnation en l'invitant à découvrir une jeune femme méconnue du public et qui a pourtant bel et bien existé, ainsi qu'un pan historique véridique qui a volontairement été mis aux oubliettes. En effet, beaucoup l'ignorent mais Zita de Habsbourg a passé plusieurs années de son exil (de 1940 à 1948) dans le quartier de Sillery, à Québec, à la Villa Saint-Joseph, aujourd'hui disparue. C'est un roman bouleversant lorsqu'on connait la fin tragique de la jeune Mary, mais cela se veut également être un roman rempli d'amour.


Et... si vous ne croyez pas à la réincarnation, il se pourrait bien que ce roman vous fasse douter.



 
 
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