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L'inspiration par la musique

Dernière mise à jour : 13 avr.


Je m’étais donné comme objectif, en débutant la ligne pourpre, d’écrire deux pages par jour comme le suggérait si bien Douglas Kennedy : Instaurer une routine et s’y tenir. Deux pages par jour, ce n’était pas le bout du monde…


Chaque soir, après 20 heures, je m’installais donc à notre table de salle à dîner avec ma tasse de café… décaféiné bien sûr… ma musique et mon portable. Pour moi, la musique est indissociable de l’écriture et chacun de mes romans a sa chanson. D’ailleurs ma vie est musique… Elle m’accompagne tous les jours de ma vie depuis toujours, depuis mon adolescence alors que je chantais à la messe des jeunes, jusqu’à mes dix années de pur plaisir avec un ensemble vocal.


Je me souviens du jour où celle de Mayerling se révéla à moi. Je roulais en direction du bureau – mais oui, j’ai aussi une vie professionnelle !!! – lorsque j’entendis à un poste de radio, moi qui n’écoute jamais la radio, une chanson dont les paroles décrivaient la trame de l’histoire que j’étais en train d’écrire : L’émoi amoureux mêlé à la peur d’aimer.


Une recherche rapide sur You Tube me permit d’identifier les chanteurs et de visionner le clip officiel réalisé pour cette chanson : Just a kiss de Lady Antebellum, un groupe de country pop américain. J’en restais bouche bée… Le clip me rappelait Mayerling de bien des façons et c’est d’ailleurs grâce, et en souvenir de lui, que la Raphaëlla du départ se transforma en Joy. Encore aujourd’hui, je pense à Joy et à Lars à chaque fois que j’écoute cette chanson, et je succombe à une douce nostalgie.



Je ne pus jamais me tenir à deux pages par jour… Je pouvais passer cinq heures d’affilée à écrire, cinq jours de suite – bien plus durant les fins de semaines – comme je pouvais rester des semaines en désarroi devant ma page blanche lorsque je bloquais sur une scène. Oui, vous lisez bien scène, car pour moi, les mots que je couche sur ma feuille virtuelle découlent d’un film qui se joue dans ma tête. Je vois les scènes, j’entends mes personnages dialoguer… Quelquefois, ils me parlent à voix haute… C’est totalement… trippant.


Et bien sûr, encore une fois, ce fut une chanson de Lady Antebellum qui m’accompagna tout au long de la ligne pourpre : Can’t take my eyes of you, dont les paroles m’inspirèrent énormément pour mon personnage principal.



 
 
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