La peinture à l'origine de « Par-delà de la ligne poupre ».
- Francine Schaller
- 14 oct. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 avr.
C’est à la suite d’une visite au Québec de ma petite-cousine Lisa – celle à qui le livre est dédié, Lisa M. – que l’idée de ce roman a émergé. Lors de nos nombreux échanges, elle a évoqué la série télévisée Viking, soulignant à quel point elle trouvait la série difficile à regarder en raison de sa violence. Les batailles et l’abondance d’hémoglobine ne correspondaient pas du tout à mon style.
Même si ce peuple est souvent réputé pour sa brutalité, j’ai voulu croire qu’il ne s’agissait pas là d’une généralité. Après tout, chaque période historique a ses propres excès de cruauté. Je me suis donc imaginé une version différente des Vikings, plus douce, aspirant à vivre dans un monde de paix. J’ai alors lancé cette réflexion : « Si je devais écrire une histoire sur ce peuple, mes vikings seraient beaucoup plus gentils. » Ces mots ont poussé Lisa à m’encourager à écrire un nouveau roman, après celui consacré à la tragédie de Mayerling.
Après le départ de Lisa, j’ai commencé à explorer internet à la recherche d’informations sur cette époque lointaine. Plus j’en lisais, plus mon intérêt grandissait. La découverte des deux mondes, Midgard et Asgard, du Bifröst et de leur mythologie a stimulé mon imagination. Il me fallait d’abord un point de départ, un fil conducteur. C’est ainsi qu’est née la légende de Molgar, première pierre de toute mon histoire.
Par la suite, la découverte fortuite du peintre néerlandais Willem Haenraets et de son tableau « White Dream » m’a offert l'héroïne parfaite sur un plateau d’argent : ce serait elle, et elle serait rousse. Il fallait également un cheval blanc dans mon récit, car ce tableau symbolisait pour moi la complicité parfaite entre l’homme et l’animal, le cheval étant mon animal favori.

C’est ainsi qu’Elisa Baumgartner et la douce Aïda ont vu le jour dans mon imaginaire.


